Sculpture fil de fer abstraite

La sculpture fil de fer me passionne, je me sens à ma place lorsque je réalise une sculpture de ce type, quelle que soit l’expression qu’elle prendra, abstraite, figurative, etc…

J’ai trouvé dans cette technique une façon de m’exprimer ou d’exprimer ce que je ressens. Ce n’est pas un choix délibéré, c’est arrivé par hasard.

La technique de sculpture fil de fer me convient car elle demande de la patience, de la concentration. Elle me demande de visualiser en permanence où je veux en venir car il n’y a pas de plan, pas de structure de base. Vider mon mental tout en restant très présent. Tout est fait en ‘live’, sans filet en quelque sorte.

Cette technique me demande de me concentrer sur ce qui est invisible à l’œil mais qui transparaîtra au final, et cela d’autant plus que la création est abstraite. Quelque chose qui s’exprime au delà des formes et qui titille notre imaginaire, nos émotions, même si je ne mets aucune intention de départ dans ce que je crée. C’est un peu la surprise finale. C’est aussi ce qui me tient en haleine, car il y a une part d’incertitude entre doute et espérance d’un résultat. De plus, c’est vraiment très artisanal, il me faut très peu d’outils.

Cette concentration doit rester fluide et légère, ne pas se crisper, sinon l’organisation, le sens du fil s’en ressent.

Je pose des fils les plus longs possibles, pour donner des lignes plus fines, moins marquées. Parfois, c’est très compliqué, comme pour la sculpture du “méditant”. Les premiers fils de fer vont de la tête jusqu’au bout du pied. Comme ceux qui partent du cou, longent le torse, se prolongent sur la cuisse, passent sous le genou pour se terminer au bout du pied. Pareil sur les cotés et le dos…

Les premiers fils seront la base et la structure.

En fait, c’est comme si je construisais dans un vide. Comme si je posais des fils sur une image mentale. J’aime la concentration et l’attention que cela demande, tout en détachement et fluidité.